13 mai 2007
Rêve de doudou.
On est le matin et je voudrais aller à l’école.
Je voudrais aller à l’école tous les matins quand mon pote, le Benjamin, à 8h25 met ses chaussures.
Je sais l’heure parce que je reconnais la voix de sa mère qui le stresse en lui rappelant qu’il va être en retard.
D’ailleurs je me demande comment on peut arriver en retard tous les matins et rentrer le soir sans punition.
Tous les soirs je l’aide à faire ses devoirs. Assis sur le bureau, la lampe m’a déjà grillé tous les poils de ma moustache, et ça l’ a privé d’ordi, une semaine par crémation.
Hier soir, en ouvrant son cahier de texte il m’a pas dit comme d’hab : « Aide moi mon castor adoré »,
Mais
« Youpi, demain pas de devoir, toute la journée on va au Mas de Mérou découvrir la rivière.. c ’est comme chez toi »
Et
il a filé jouer avec ses cartes de héros cartonnés, sans relief, sans fourrure où se pelotonner.
Juste avant la douche en prenant son pyjama il m’a dit : " je vais faire une surprise à papa. Je vais me laver les cheveux( d’habitude c’est le dimanche soir) . Il va être content. Et j’en profiterai pour lui demander de me prêter son numérique, et je te ramènerai des photos".
Et voila il est parti. La journée va être encore plus longue.
M’en fiche de toutes les âneries que les autres peluches jalouses débiteront pendant son absence parce que je sais que c’est pas un abandon et que ce soir en rentrant il nous installera toutes et tous derrière des bureaux imaginaires.
Il jouera à la maîtresse.
Il me demandera de venir devant les peluches jalouses qui toute la journée m’auront cassé les pieds, (elles ne pensent qu’à leur petit environnement de chambre, douillette, perdues dès qu’il nous emmène jouer dans le salon, affolées quand il nous fait visiter la chambre de sa maman et de son papa, en nous expliquant que c’est un privilège parce que même lui a pas le droit d’entrer. Nous remarque on a un autre privilège c’est qu’on a pas de stress donc pas de possibilité d’infarctus).
Et puis, il me mettra tout devant pour que je fasse un exposé sur la rivière et celles et ceux qu’il aura rencontré.
Et leur curiosité éteindra le grand incendie de leur jalousie …j’espère
Résumé de ma semaine passée
Dans le giron d’une rivière,
Hérons prédateurs,
Truites carnassières,
Orchidées précoces,
Tissaient
D’heureuses rencontres.
L’adresse de ce paradis ?
Chercher Lodève (34)
Puis
Mas de Mérou,
Vous êtes arrivé(e) s ?????
Histoire de Bateleurs :
Deux saltimbanques,
Aimaient à voler
Se dénouaient des baisers
Si sur votre chemin vous rencontrez leur roulotte rutilante,
Osez leur faire l’aumône d’une voltige.
18 avril 2007
Histoire
Autour de l’estrade dressée sur la margelle du puits, bien au milieu de la grande place, tout le village attend.
Ce matin le colporteur d’eau passe par chez nous.
· Le voilà, il tourne à la croisée, il va passé le gué. Vite la musique.
Il savait qu’on ne lui laisserait pas le temps de se rafraîchir.
· Alors Colporteur, qu’elles sont les nouvelles ? Comment va-t-elle, là bas ?
· Hélas, j’ai vu l’impensable.
· Allons, sort tes verres, goûtons ta dernière trouvaille et raconte nous.
· Hélas je vous dis. On lui a tranché le cou.
On voyait bien à sa mine que ce n’était pas la poussière du chemin qui le rendait taciturne.
Alors, nous nous sommes assis et nous avons écouté.
J’ai rencontré l’invraisemblable.
Le cadre d’abord : Imaginez une commune, ni plus grande ni plus petite que la vôtre.
Éloignez vous du cadre.
Là.
Pivotez un peu plus à gauche.
Stop.
Vous voyez ce champ de rosée ?
Et en son milieu
vous le devinez ce faucheur,
à travers les jaillissements
de gerbes d’étincelles de diamants évanescents ?
Le colporteur avait monté ses deux grands bras dégingandés à hauteur de son épaule gauche.
Après quarante années de fidélité à sa tâche. Après 40 années de reconnaissance de tous.
Puis ils les avaient laissé tomber, lourdement, tranchant l’air comme le couperet d’une guillotine irréparable.
Lui dont il se disait qu’on avait rarement vu un gardien de l’eau aussi préoccupé du partage équitable de la ressource.
Lui qui avait consacré sa vie à sa fonction de grand robinetier, comme un sacerdoce.
Lui, le gardien de l’eau était devenu un bourreau, desséché.
Un bambin, de trois pommes et un trognon de haut, s’approche du colporteur d’eau et lui tire le pantalon : «dis monsieur, c’était où ?»
Sur le long chemin qui mène ici. Je dormaillais en marchant. Mes pas connaissent la route. J’ai fait ce cauchemar. Un véritable cauchemar... Heureusement qu’il n’y a que les rêves qui sont prémonitoires.
Pour exorciser ce mauvais film, le colporteur sortit de son bar à eau, ses verres et une carafe nouvelle.
Elle vient de la source des fées. Qui veut la goûter ?
Et tout en servant, en trinquant et en dégustant, il finit d’effacer l’inimaginable en nous racontant...
…………………...Mais ceci est une autre histoire.
RDV...
Prochain spectacle Bouillargues à 18h30 pour les moins de 11 ans et à 20h30 pour les autres …entrée gratuite grâce à la participation de la communauté de communes et la ville de Bouillargues,
Bonjour
Bonjour
Tous les jours depuis 15 ans je colporte des histoires d’eau de maternelles en IUFM, de salle Polyvalente en Médiathèque, de Maison de « retraite » en crèche ….
Je conte des m’ E@Ux glanés dans mes voyages ( j’aime pas lire les contes je préfère les écouter),en dégustant des eaux…
J’enregistre des mémoires des usages d’hier.
J’anime une émission de radio « Aquatiquement Vôtre » depuis 11 ans.
Et je blogue depuis ce jour.
Puisque le but est que vous continuiez…le voyage ….
Je partagerai une nouvelle/histoire / conte/…mais courte…très courte …
Toutes les semaines,
10 avril 2007
Attention!
Pour protéger notre belle planète bleu avant qu'elle ne vire au rouge unissons nous, et faisons tous attention!
Présentation
Bonjour, je m'appelle Guy et je suis conteur d'eau...
Dans ce blog vous verrez des photos de mes animations mes aussi des petits messages a faire passer!






























